Le 21 septembre, le CHU Sainte-Justine a inauguré sa nouvelle unité de néonatologie de 65 lits, conçue en fonction des Lignes directrices pour les unités de soins intensifs néonatals.
Présentées comme un « concept révolutionnaire » permettant aux médecins de voir plus de patients, les cliniques-réseau seront-elles en mesure de soulager une première ligne engorgée ?
La petite Phébé Mantha, 2 ans, ne marche pas et ne parle pas. Sa mère a démissionné de son poste d’enseignante pour s’occuper à temps plein de la bambine très malade. En mars dernier, l’affaire a fait les manchettes. Les parents ont intenté une poursuite contre le comité d’éthique pédiatrique de l’Hôpital de Montréal pour enfants.
Quelle est la limite de la viabilité d’un bébé prématuré ? Faut-il réanimer et soigner ces miraculés, sachant qu’ils risquent d’être handicapés ? Comment savoir si l’enfant survivra avec une qualité de vie acceptable ? Il n’y a pas de réponses faciles.
Le Québec manque cruellement de services publics pour les enfants handicapés ou présentant des problèmes de développement. L’attente pour la physiothérapie ou l’orthophonie est inacceptable, dénoncent plusieurs.
Les experts interviewés ont tous déploré l’important problème de santé publique qu’est devenue la grande prématurité au Québec, première cause de mortalité et de morbidité périnatale.
Au cours des derniers mois, des Montréalaises ont dû accoucher prématurément à Sherbrooke, à Québec ou à Ottawa faute de place dans les unités de néonatologie de Montréal.