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la Dre Renée Laberge

À propos de l'auteur

La Dre Renée Laberge est médecin de famille au CLSC Basse-Ville-Limoilou. Après des études en Linguistique française, elle a complété son doctorat en médecine à l’Université Laval. Elle part en famille pour 8 mois en Provence et profitera de ce temps d’arrêt tellement rêvé pour écrire une chronique philosophico-poétique sur ses impressions de voyageuse, où son expérience de médecin ne pourra manquer d’influencer ses textes.

Tous ses articles

  • 18/03/2013

    Les genoux de Claire

    «Mme F. est la patiente idéale à refiler à son pire ennemi. Surtout un samedi après-midi à 17 heures 11. Paul dépose son regard sur les renoncules blanches et jaunes déposées avec grâce par sa gentille secrétaire dans le vase blanc sur le coin de son bureau. Et retient son souffle...»
  • 13/03/2013

    Habemus Papam

    «Comment un simple sexe de femme pouvait créer autant de passion? Même chez les femmes elles-mêmes? Peut-être Paul était-il devenu gynécologue grâce aux courbettes de Courbet, Gustave?...»
  • 06/03/2013

    Un poisson nommé Jardin

    «Pourquoi Paul n'avait-il jamais songé à faire de son chien complètement névrosé un animal thérapeutique? Peut-être était-ce la relation qui clochait entre son chien et lui. Peut-être était-il celui qui cherchait les puces à son chien.»
  • 04/03/2013

    Désastre

    «Le souper fut un désastre. Dans la meilleure des éditions. Celle des grands désastres surnaturels créés made in Paul, Provence. Une édition à oublier. À jeter loin dans les cachots glacés des oubliettes....»
  • 26/02/2013

    Bleu-pomme-vert-mer

    «Mais cet après-midi, les femmes le tuent. À grands coups d'au-secours, ma vaginite est tellement chronique docteur que mon mari est partie chercher des cigarettes avec la voisine et ma vestibulite se lichénifie, ce qui n'est certainement pas de bonne augure, et ma ménopause me liquéfie...»
  • 19/02/2013

    Boulevard des poilus

    «Quand Paul a fait entrer le chien dans la maisonnée, le chat, de mauvais poil, s'est dressé les poils de la tête et Helena a rebroussé-poil, avec ladite bête sous les bras.»
  • 13/02/2013

    Des mimosas en janvier

    «Paul se retourne vers Samy. Il est sage comme une image. Il ne jappe pas. Il ne tire pas sur sa laisse. Il ne court pas après tous les chiens de la rue. Il n'est pas son chien abandonné qui ne l'aime pas. Il est l'autre. En mieux. En plus fin.»
  • 07/02/2013

    J'habite chez mon chien (en psychanalyse)

    «Paul se trouve [...] nul de devoir partir au travail, après l'ingurgitation massive de cafés forts, de cigarettes à demi-consommées, de pensées positives de tout ordre, de citations littéraires de tout acabit, d'animateurs-radio de tout genre et de fantasmes, tout éros, pour faire face à TOUS ses patients.»
  • 05/02/2013

    Ma femme s'appelle Retour

    «Paul ne pouvait pas être docteur pour rien. Pour faire plaisir à sa maman (charmante par ailleurs dans ses 85 ans pétillants). Pour se conformer à son rang, à sa classe sociale. Pour procéder au pouvoir du monde. Pour accéder aux parvenus, aux bons revenus, aux bien repus. Paul devait être un docteur pour autre chose.»
  • 30/01/2013

    Ton cadavre est exquis

    «Dans la lumière voilée et pas trop nette de cette salle de bain, il les avait pourtant bien vus, ses biceps à lui. Il avait bien vu que du jogging, il n'en faisait pas. Qu'il n'en ferait pas non plus.»
  • 24/01/2013

    Gin Tonic

    «Je ne déteste pas les sabbatiques. Un truc de débile. Une lubie de bourgeois en mal d'éros. Une illusion de l'humanité bien-pensante, bien-repue, bien-sonnante, bien en chair, bien bourrée.»
  • 20/01/2013

    Dallas

    «Mon chien m'a trouvée ridicule de n'aimer que le Mirabeau enrubanné de pois rouges par Yahoi Kusama, cette artiste japonaise timbrée, vivant à demeure à l'hôpital psychiatrique.»